LE DESORDRE

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PRISONNIERES & PRISONNIERS POLITIQUES, LUTTES, GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, جورج ابراهيم عبدالله


Georges Abdallah - Appel à un rassemblement à Bagnolet le 17 janvier 2015

Publié par LE DESORDRE sur 21 Décembre 2014, 13:02pm

Catégories : #Georges Abdallah, #GA - Mobilisation, #GA - Articles-tracts

 

Campagne 2015 pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Appel à un rassemblement le 17 janvier 2015 à 15 h devant la mairie de Bagnolet

 

Libérez Georges Abdallah !

        sous ce mot d’ordre a eu lieu il y a un an un grand meeting à Bagnolet pour exiger la libération de ce combattant arabe de la juste cause palestinienne. Georges Abdallah est entré en octobre 2014 dans une 31ième année d’incarcération dans les geôles françaises et sa dernière demande de libération a été une fois de plus refusée.

En décembre 2013 Georges Abdallah a été nommé citoyen d’honneur de Bagnolet pour que s’élève l’exigence de sa libération.

Les soutiens de Bagnolet étaient alors conscients que la libération de Georges Abdallah – ou son maintien en prison- ne serait pas et n’a jamais été une question judiciaire, mais une décision politique. C’est pour cela que des militants ont organisé ce meeting politique localement, avec les soutiens des villes du bassin minier, où Georges Abdallah a également été nommé citoyen d’honneur, et avec les soutiens venus d’un peu de partout à travers la France.

Suite à une mobilisation dans les quartiers populaires, Georges Abdallah a été nommé citoyen d’honneur de la ville de Bagnolet. Cela s’est passé par un vote au conseil municipal, cela représentait bien la volonté des Bagnoletais et personne n’a été forcé de voter ou de s’abstenir.

Après ce vote un représentant de l’UMP, parti ultra-minoritaire au conseil municipal, la préfecture, l’association française des victimes du terrorisme et le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, toutes des associations extérieures à la ville de Bagnolet, se sont liées pour attaquer cette décision. Sous leurs pressions le tribunal administratif de Montreuil a suspendu puis annulé sur papier cette nomination.

Mais la banlieue de Paris ne se laisse interdire ni le soutien à un combattant révolutionnaire arabe ni l’expression de sa solidarité avec la Palestine. Le racisme d’Etat vise à diviser mais comme le dit Georges Abdallah « ensemble nous vaincrons ».

Evidemment le rapport de force n’est pas favorable aux réseaux progressistes et révolutionnaires et encore moins quand il s’agit de la cause palestinienne.

Qu’une ville populaire se mobilise pour un prisonnier politique, combattant arabe, emprisonné dans les prisons de la république française est inconcevable pour ceux qui pensent qu’ici les quartiers doivent être soumis et qu’au Moyen-Orient la Palestine doit être colonisée par les sionistes.

Pendant que la population de Gaza se faisait massacrer par les bombardements israéliens, la France interdisait des manifestations pro-palestiniennes.

Le gouvernement PS a pris position contre ceux qu’il craignait voir manifester en dehors de son contrôle. L’Etat social-démocrate a renforcé sa contre-révolution préventive et multiplié ses moyens de répressions. Ce qui les inquiétait le plus, c’était la population «arabe» venue des banlieues.

L’Etat au service du capital veut surtout éviter tout ce qui pourrait donner un amalgame explosif - la banlieue et un projet de société libérée.

Sur tous les niveaux la situation de Georges Abdallah reflète bien les lignes de confrontation.

La situation s’escalade de plus en plus pour les capitalistes. La course vers les matières premières, la course vers les sphères d’influence géostratégique prend forme dans des guerres d’accaparement.

Mais la guerre des capitalistes s’exprime aussi dans des méthodes de contre-révolution préventive au cœur des métropoles.

Les interdictions de manifs, la répression contre les organisateurs en font partie ainsi que l’entrainement de forces militaires pour la guerre urbaine. A titre d’exemple, l’armée allemande va envoyer 250 soldats en Israël pour qu’ils bénéficient de l’expérience des militaires israéliens. Ils vont s’entrainer pour la guerre urbaine dans le camp d’entrainement du désert du Négev.

Et ici le capital d’armement français profite du contrat de trois milliards que la France vient de signer avec l’Arabie saoudite pour des livraisons d’armes au Liban.

Le combat pour la Palestine continue, la 4ième Intifada est en cours.

Georges Abdallah n’est pas encore libre, le combat continue.

La solidarité est une arme, utilisons-la bien !

 

Pour la libération de Georges Abdallah
rassemblement Mairie de Bagnolet
samedi 17 janvier 2015 à 15H
Ligne 3 – Métro Gallieni
Georges Abdallah - Appel à un rassemblement à Bagnolet le 17 janvier 2015