LE DESORDRE

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PRISONNIERES & PRISONNIERS POLITIQUES, LUTTES, GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, جورج ابراهيم عبدالله


10 janvier 2013, Georges Ibrahim Abdallah devait être libéré !

Publié par LE DESORDRE sur 10 Janvier 2016, 11:22am

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Il y a trois ans, le 10 janvier 2013, les médias français et libanais annonçaient que la justice française acceptait la demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah. Aujourd’hui ce camarade de la cause palestinienne est toujours emprisonné. Avant même la promulgation de l’état d’urgence de 2015, des juges en janvier 2013 se soumettaient à la police politique de la république française.

La Croix - 10/1/2013 : « La chambre d’application des peines de Paris, qui examinait l’affaire en appel jeudi 10 janvier, a accédé à la huitième demande de libération de l’ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) ».

Le Figaro - 10/1/2013 : « La France s'apprête à libérer Georges Ibrahim Abdallah. Le Libanais emprisonné depuis vingt-huit ans peut retrouver la liberté si le ministère de l'Intérieur l'expulse vers son pays. »

RFI – 10/1/2013 « Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré en France depuis 28 ans pour complicité d'assassinat de deux diplomates, a obtenu de la justice française le feu vert à sa libération, sous condition d'expulsion. Le ministère de l'Intérieur doit maintenant impérativement prendre un arrêté avant lundi 14 janvier, faute de quoi il restera en prison. »

Trois ans après cette annonce Georges Abdallah est toujours en prison, dans les geôles de l’Etat français. Trente-deux ans après son arrestation, Georges Abdallah est toujours enfermé dans une taule d’un Etat impérialiste qui a mis durant de longues années sous « protectorat » le Liban. Et après plus de trois décennies d’enfermement et autant de luttes, Georges est debout face à ses geôliers et il ne renie rien de ses engagements. Dès sa jeunesse, Georges Abdallah a choisi le chemin de la résistance, « dans des moments d’intense humanité face à la barbarie, cette réalité de lutte, de résistance et de sacrifice a construit la conscience politique de Georges Ibrahim Abdallah et déterminé son engagement révolutionnaire. » (Lannemezan - 25 février 2006).

Aujourd’hui encore, Georges Abdallah ne renie pas son engagement pour une Palestine libre. Il ne renie pas ses années de combat contre l’invasion de son pays par l’armée sioniste. Il ne renie pas son combat contre les massacres de masse perpétrés par forces fascisantes de la bourgeoisie réactionnaire libanaise et leurs alliés israéliens et franco-américains. Et il demeure un communiste engagé pour l’émancipation des peuples.

Le 13 janvier 2013 la libération de Georges Abdallah était conditionnée par la signature d’un avis d’expulsion du ministère de l’intérieur dirigé à l’époque par un certain Manuel Valls. Cette décision de justice était soumise à l’approbation d’un ministre qui fit en sorte que Georges Abdallah, selon les souhaits exprimés des Etats-Unis, la volonté des sionistes et les intérêts impérialistes de l’Etat français, reste en prison. Ce fut dès 2013 une expression fascisante de l’Etat où le pouvoir judiciaire n’existe plus devant la volonté du chef supérieur de la police. Elle présageait les nouvelles lois scélérates à venir qui viendront compléter l’arsenal répressif étatique au service de la contre-révolution réactionnaire menée par les classes dirigeantes et possédantes. Leur état d’urgence est une de leurs armes d’un état de guerre. Il s’agit de la guerre de classe que mène la bourgeoisie contre les opprimés, en France et partout dans le monde où elle peut s’enrichir sur le dos des masses.

Le combat continue, pour la libération de Georges Abdallah, pour la libération de la Palestine et pour tant d’autres victoires à arracher.

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Le 10 janvier 2016

10 janvier 2013, Georges Ibrahim Abdallah devait être libéré !