LE DESORDRE

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PRISONNIERES & PRISONNIERS POLITIQUES, LUTTES, GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, جورج ابراهيم عبدالله


[Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah 1/4] - Le verbe résister se conjugue au présent !

Publié par LE DESORDRE sur 10 Septembre 2016, 06:17am

Catégories : #GA - Articles-tracts

Le verbe résister se conjugue au présent !

Le 21 août 1941, à Paris au métro Barbès‑Rochechouart, deux coups de feu sont tirés. Pierre Georges, militant communiste et résistant français qui entrera dans l’histoire sous le nom de colonel Fabien, vient d’abattre un militaire allemand. C’est dans la France occupée par les nazis le premier acte de résistance armée. L’action de Pierre Georges signifie que le combat de libération doit se mener par la lutte armée au cœur même de la capitale.

Quelques jours plus tard Maurice Schumann, déclarera à Radio Londres : "Les coups de feu tirés par le jeune français sont la suite logique, fatale, inéluctable de l'attentat permanent contre la nation française par l'ennemi et ses complices […] l'attentat appelle l'attentat."

Le 3 avril 1982, à Boulogne-Billancourt, cinq coups de feu sont tirés sur un agent du Mossad, les services secrets israéliens. A cette époque le Liban est occupé par les armées sionistes. Des combattantes et combattants communistes libanais, organisés au sein de la FARL – Fraction Armée Révolutionnaire Libanaise- ont décidé de porter la résistance en dehors des frontières de leur pays occupé. Quelques jours après l’exécution de l’agent israélien, la FARL revendiquait l’action en ces termes : « Depuis sept ans le peuple Libanais subit la guerre. Depuis sept ans l’impérialisme, sous le couvert de la lutte contre les « fanatiques Palestiniens », détruit tout ce qui est progressiste au Liban.

C’est notre droit de nous défendre.

C’est notre droit aussi d’attaquer l’impérialisme partout où il sévit et en particulier là où il bénéficie du soutien politique du gouvernement en place. »

Georges Abdallah, communiste libanais et combattant de la résistance palestinienne, a été arrêté à Lyon en 1984. Il a été jugé en 1987 en tant que membre présumé des FARL et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, pour complicité d’assassinat. Bien que libérable depuis 1999, il reste aux mains de geôliers français. Il a déjà passé 32 ans de sa vie en prison mais l’Etat français ne veut pas le voir libéré car Georges ne renie rien de son engagement et il reste debout face à ses oppresseurs.

Pour l’Etat français le colonel Fabien est un héros et Georges Ibrahim Abdallah est un terroriste. Mais pour celles et ceux qui regardent objectivement les faits historiques tous deux sont des résistants qui ont su s’élever contre la barbarie.

« Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent. » disait la résistante française Lucie Aubrac.

Georges Abdallah, résistant arabe, est une figure d’aujourd’hui du combat contre le sionisme, l’impérialisme et le capitalisme. Trente-deux ans après son arrestation, il nous montre de derrière les sinistres barreaux de la prison de Lannemezan que pour lui aussi le verbe résister se conjugue toujours au présent.

Mobilisons-nous pour obtenir la libération de Georges Abdallah !

Toute une vie de combat, liberté pour Abdallah !

Palestine vaincra !

[Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah 1/4] - Le verbe résister se conjugue au présent !