LE DESORDRE

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PRISONNIERES & PRISONNIERS POLITIQUES, LUTTES, GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, جورج ابراهيم عبدالله


[Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah 2/4] - Un combat politique !

Publié par LE DESORDRE sur 10 Septembre 2016, 06:21am

Catégories : #GA - Articles-tracts

Un combat politique !

Le combat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah n’est ni un combat judiciaire, ni un combat humanitaire. C’est un combat politique. Ceux qui maintiennent Georges en prison le savent bien. Son engagement implacable contre le sionisme, contre l’impérialisme, contre le capitalisme fait de lui un symbole d’aujourd’hui de la résistance contre un système basé sur l’exploitation. Ils savent également que les trente-deux ans de prison de Georges Abdallah n’ont pas été trente-deux ans de mort lente mais trente-deux ans de continuité de son engagement pour la Palestine commencé dès son adolescence au Liban et de son combat pour l’émancipation des peuples opprimés.

La justice française motive officiellement l’enfermement sans fin de Georges Abdallah en raison de la force intacte de ses convictions politiques. Georges Abdallah reste en prison car il ne renie pas son engagement. Il fait face à ses geôliers, avec détermination et sans faiblesse.

Le 30 mars 2016, Jean-Jacques Urvoas ministre de la justice déclarait au Sénat « Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour terrorisme au mois de février 1987. Depuis cette date, il a demandé sa libération conditionnelle à neuf reprises. Or, chaque fois – et à bon droit, de mon point de vue –, elle lui a été interdite. Depuis février 1987, il est en prison, ce qui prouve bien que la perpétuité réelle existe déjà. ».

Ainsi, alors que cette notion n’existe pas dans le droit français, un ministre d’un gouvernement socialiste admet que la perpétuité réelle est appliquée à Georges Abdallah.

Cette nouvelle a dû plaire à Hillary Clinton, elle qui en 2013 avait demandé au téléphone à Laurent Fabius de bloquer une possible libération de Georges Abdallah.

Depuis plus de 30 ans les différents pouvoirs en place, de droite ou de gauche, ont toujours su, lorsque cela servait leurs intérêts, ignorer les grands principes qu’ils prétendent respecter, comme l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs ou l’indépendance de la justice. Il s’agit bien d’une justice de classe qui s’oppose à la libération de Georges Abdallah.

A l’aube de sa 26ième année d’incarcération Georges Ibrahim Abdallah écrivait :

« …, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté ainsi que la Cour d’appel du tribunal de l’application des peines de Paris, ayant examiné mon dossier, ont confirmé le rejet d’une énième demande de libération conditionnelle, retenant que « … la force intacte de ses convictions anti-impérialistes, pouvait, si le contexte politique s’y prêtait, le pousser à se comporter en activiste résolu et implacable ». Ainsi donc, camarades, les convictions anticapitalistes, les convictions anti‑impérialistes constituent des charges suffisantes, des preuves irréfutables justifiant le maintien des révolutionnaires en prison à vie. Ce n’est pas simplement de l’acharnement vengeur de l’État, ce sont plutôt les arguments reflétant la logique générale d’une justice au service de l’ordre impérialiste en crise. Au nom de l’éternel chantage, repentir contre libération, la justice bourgeoise s’affirme en dernière instance, sans détour ni fioriture, comme simple rouage de domination. Au service du capital, face aux prolétaires antagonistes et à tous les protagonistes de la gauche révolutionnaire anti‑impérialiste refusant de renier leurs idées et leur engagement, les décisions judiciaires s’avèrent pour ce qu’elles sont, de simples mesures administratives de répression et d’anéantissement. »

Georges Abdallah est emprisonné dans les geôles françaises depuis trente-deux ans pour avoir résisté contre l’occupation de son pays, le Liban. Georges Abdallah est un prisonnier politique et le combat pour sa libération doit être mené sur le terrain politique.

 [Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah 2/4] - Un combat politique !